Famille GUIGUET

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            Lorsque nous est parvenue par l’AFA une proposition faite par le Ministère de la Justice bulgare, nous nous sommes aussitôt mis en quête d’une agence de médiation. Nous reçûmes une première réponse presque immédiate de l’association « Mon enfant », très chaleureuse et précise. L’accompagnement proposé semblait s’appuyer sur une expérience et une réflexion approfondies, à visage très humain. L’orientation en était toute portée vers l’attention extrême donnée aux enfants.

            Après avoir pris connaissance de quelques autres réponses reçues entre-temps, nous avons envoyé sans hésitation notre accord à Tania et à Zlatka. Des conversations par téléphone nous confortèrent, en nous faisant ressentir combien nos interlocutrices plaçaient d’importance dans la préparation des enfants. Leurs compétences, en tant que pédagogue et psychologue, nous sont apparues comme essentielles dans cette démarche d’accompagnement. Nous-mêmes en ignorions encore bien des aspects, malgré des années de préparation à ce si grand événement qui advenait enfin. C’est tout au long des mois que nous prendrions pleine conscience du travail extraordinaire et du désintéressement profond des membres de l’association, autour de Tania avec qui nous eûmes le bonheur de voyager jusqu’à nos deux enfants, et de Zlatka qui fut à distance, à cause de circonstances imprévisibles, notre guide dans la marche à suivre lors de chacune des étapes. Animées d’une connaissance profonde des situations vécues par les enfants, mues par un enthousiasme et un entrain hors du commun, elles nous ont aidés à nouer le lien avec nos garçons. Pensant au moindre détail, Tania nous est apparue d’une force d’âme et d’un dévouement au bien des enfants inépuisables. Nous lui vouons une reconnaissance faite d’admiration et d’estime profonde. Zlatka et elle-même ont parfaitement œuvré avec le temps, dont il faut se faire un allié en suivant avec rigueur le calendrier des procédures. Mais aussi, de façon plus essentielle, savent-elles qu’il se joue un temps pouvant devenir démesuré, celui vécu par les enfants durant le délai d’instruction, de trois à quatre mois entre leur rencontre et le moment d’aller les chercher. C’est toute la vertu de leur action : nous avoir fait sentir l’importance capitale d’une présence régulière auprès des enfants, dans l’inte rvalle de nos deux voyages. Tania s’est ainsi rendue quatre fois sur place pour continuer à les préparer, percevant leurs besoins et leurs émotions, et, parfois, leur inquiétude. Ce travail de préparation nous est apparu comme la pierre de touche de la construction du lien, propre à rassurer pleinement les enfants, nous permettant aussi de petits moments d’échanges via Internet. Jamais nous ne saurons en remercier assez Tania. Lors de notre second voyage, nos garçons étaient prêts à partir, tout sourires ; nous avions l’impression de les avoir laissés la veille.

            Au surlendemain de notre retour, nous entrions en période de confinement… Sans la détermination de Tania, qui nous avait incités à ne pas perdre un seul jour au-delà des quatre semaines d’attente légale depuis le jugement d’adoption, c’eurent été plusieurs mois supplémentaires d’éloignement, d’inquiétude et de doute sans recours de réconfort pour nos garçons… Aujourd’hui, ils sont bien avec nous, pleins de vie, de confiance et de joie.
 

            Bien chères Tania et Zlatka, et avec vous, toute l’équipe qui
vous a secondées dans votre association, recevez nos remerciements et notre estime profonde pour votre action, celle d’une vocation et d’un dévouement sans pareils au service d’enfants qui rêvent d’une famille. Pour eux, pour notre famille, un immense MERCI !

Corinne et Stéphane GUIGUET

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